
BRIGITTEGATE
LES PROCÈS
LE TROISIÈME PROCÈS
Brigitte reprend la chasse de Natacha et Amandine

TROISIÈME PROCÈS : DÉCEMBRE 2022, PARIS
BRIGITTE MACRON & JEAN-MICHEL TROGNEUX
accuse
NATACHA REY & AMANDINE ROY
de
Diffamation
- Voici le seul procès qui, avant l’attaque des Macron contre Candace Owens, a fait l’objet d’une réelle couverture médiatique.
Les reportages des audiences du Quatrième Procès furent un changement, et les procès sont maintenant beacoup plus médiatisés. - C’est le procès que l’animateur Pierce Morgan a ressassé à la télévision britannique quand il parlait du Brigittegate ; la preuve, selon lui, que Brigitte Macron était née femme.
- Il s’agit d’une sorte de relance du Premier Procès, pour atteinte à la vie privée, un grief qui n’avait pas été retenu , et qui a été remplacé ici par celui de diffamation, astuce qui permettait d’éviter la forclusion et de continuer la procédure. La date de dépôt original tombait bel et bien dans le délay de prescription, quand, évidemment, il avait expiré maintenant.
- Les enfants Auzière, plaignants au Premier Procès, se dissocièrent de ce Troisième.
- Mais, une fois encore, Brigitte Macron/Jean-Michel Trogneux ont invoqué un grief erroné : la diffamation simple. En effet, depuis dix ans, il existait un cas spécifique de diffamation, la diffamation en raison du genre de la victime. Ils devaient le savoir puisque la peine qu’ils ont demandé est celle associée à ce nouveau type de délit.
Ceci aurait pu être une raison de rejeter la plainte, mais la procédure a cependant continué. La Cour n’a même pas posé une seule question ni montré la moindre irritation concernant cette brutalité extraordinaire, et l’avocat des Macron n’a jamais expliqué cette étrange ‘erreur’ de qualification. - Pour prouver l’identité de Brigitte Macron et de Jean-Michel Trogneux – ce qui est en fait le cœur de la question, mais n’était pas le cœur de ce procès – leurs avocats fournirent une acte de naissance, de mariage et même une photocopie d’une carte d’électeur périmée.
Ce ne sont pas des documents qui prouvent l’identité. Personne, en Occident, ne peut voyager ou ouvrir une ligne de téléphone ou quoi que ce soit avec de tels documents : ils ne sont pas acceptés comme pièce d’identité, ne contiennent ni photo ni données biométriques. Il est absurde que la Cour s’en soit contenté comme preuve de l’identité des plaignants, d’autant qu’ils étaient absent aux audiences !
Rappelons que, juridiquement, Brigitte Macron et Jean-Michel Trogneux sont des citoyens ordinaires, sans aucun statut qui pourrait légitimer un traitement préférentiel. - La plainte repose sur 18 passages d’un résumé de la vidéo du 10 décembre 2021, rédigé par quelqu’un de l’équipe plaignante, et non sur le verbatim de cette vidéo, qui avait pourtant été constaté par un huissier le 16 décembre 2021 à la demande de Brigitte Macron et transmis aux plaignants.
- Le 12 septembre 2024, la Cour a condamné Natacha Rey et Amandine Roy pour diffamation envers Brigitte Macron et Jean-Michel Trogneux,
Toutefois, la Cour a décidé de ne pas publier ce jugement, n’envoyant en tout et pour tout qu’une copie imprimée aux deux parties ! - Cette condamnation fut annoncée sur tous les toits : l’absence d’accès public au jugement fut exploitée par les médias de grand chemin pour proclamer que Natacha et Amandine étaient condamnées pour avoir affirmé que Brigitte Macron était en réalité Jean-Michel Trogneux, et que, par conséquent, ce jugement prouvait que Brigitte Macron était née femme.
- Ce qui n’a pas été divulgué, c’est le fait inouï que la date du jugement ait été avancée de 10 mois sur ordre de l’Elysée, en violation claire et manifeste du principe de séparation des pouvoirs dans nos démocraties modernes : l’exécutif est supposé n’avoir aucun pouvoir sur le judiciaire, étant censé être autonome et indépendant.
- Cette accélération de la procédure intervint juste après que Candace Owens ait commencé à parler de l’affaire, qui devint rapidement internationale.
- Dans son jugement, la Cour définit plusieurs passages comme diffamatoires alors qu’ils ne contiennent aucun nom de personne. C’est absurde : des propos de portée générale ne peuvent être considérés comme diffamant une personne en particulier.
- Le point principal sur lequel s’appuie la Cour est apparemment que Natacha aurait diffamé Brigitte/Jean-Michel en disant qu’ils auraient falsifié des documents d’état civil : actes de naissance, de mariage, de mort.
C’est une présentation fallacieuse de la conviction de Natacha que l’acte de naissance de Jean-Michel Trogneux est un faux (sans dire qui l’aurait falsifié), conviction fondée sur le fait que par deux fois, elle a reçu un courrier de l’état-civil d’Amiens disant qu’ils n’avaient pas d’acte de naissance à ce nom et qu’il fallait s’adresser au lieu de naissance de cette personne. C’est, de toute évidence, une contradiction avec le récit officiel que tous les enfants Trogneux sont nés à Amiens :
Natacha, sur la base d’informations publiques, s’adressait donc bien au bon bureau municipal. Quand le document fut produit, peu après, Natacha en déduisit que c’était un faux fabriqué à la suite de ses requêtes.
Tout le monde qui écoute l’enregistrement comprendra que Natacha n’a jamais voulu signaler qu’elle croit que Brigitte, un soir, s’est amusée elle-même à fabriquer une fausse acte de naissance.
Ce non-évènement est l’argument principal ayant entraîné la conviction de culpabilité jugée par la cour, laquelle fut largement diffusée. - Natacha et Amandine, immédiatement, lancèrent une procédure en appel contre ce jugement.
- Selon François Danglehant, avocat de Natacha Rey, un des passages incriminés évoquait le fait que Brigitte Macron avait séduit impunément un mineur : Emmanuel avait 14 ans et était son élève lorsqu’ils entamèrent une relation, ce qui constitue un crime en France.
Chose étonnante, Jean-Michel s’affirme aussi diffamé par ce passage, bien que de toute évidence il ne le concerne pas. A moins que… ?
La Cour d’appel demanda en quoi exactement Jean-Michel Trogneux se sentait diffamé par ce passage. Jean Ennochi, avocat des deux plaignants, ne put
s’expliquer. - Le 10 juillet 2025, la Cour d’Appel de Paris annule la condamnation en première instance : Natacha et Amandine furent libérées de toute charge.
- Soudain, on vit alors les médias de grand chemin (qui s’étaient rendus à l’audience pour fêter la défaite attendue des deux accusées !) affirmer cette fois que ce verdict ne prouvait pas que Brigitte était trans. Personne n’avait prétendu chose pareille, mais il fallait bien réagir à leur propre annonce, que la condamnation en première instance avait prouvé que Brigitte était une vraie femme « cisgenre ».
- En juillet 2025, Brigitte Macron et « Jean-Michel Trogneux » se sont pourvus en cassation contre ce jugement.
- Très remarquablement, d’une manière extraordinaire pour la France, ce pourvoi a été abondé par Marie-Suzanne le Quéau, procureure générale auprès la Cour d’Appel de Paris, désavouant les juges de sa propre cour, dans un pourvoi envoyé par Isabelle Rayaud-Gentil, première avocate générale de la même Cour.
Il est tout à fait inouï de voir le procureur général se pourvoir en cassation pour une affaire ordinaire : cela n’arrive que dans de rares cas, lorsque certains verdicts touchent à des points de loi, pour obtenir de la Cour de Cassation des éclaircissements, qui servent ensuite de ligne de conduite pour des cas analogues.
Qu’ils le fassent dans une affaire purement civile et personnelle pose de sérieuses questions sur l’indépendance de la justice française. - A cause de ce comportement extraordinaire et le contenu du mémoire déposé par Isabelle Rayaud-Gentil et soutenu par Marie-Suzanne Le Quéau, Natacha a porté plainte contre elles et contre Brigitte Macron, Jean-Michel Trogneux et leur avocat, pour escroquerie au jugement en bande organisée. Tous ensemble, ils prétendent que les passages paraphrasés et fabriqués qui prétendument résument le contenu de la vidéo forment effectivement des preuves acceptables pour condamner Natacha et Amandine pour diffamation.
Ceci est le Douzième Procès. - Natacha a aussi demandé la récusation des quatre juges de la Cour de Cassation qui ont rejeté son pourvoi en cassation dans le Deuxième Procès sur des bases illégales. Il ne serait pas acceptable de voir ces mêmes juges décider de ce nouveau pourvoi.
- Xavier Poussard pense, avec plausibilité, que les procédures contre lui et Candace Owens (les Procès Huit et Neuf) ont été lancées en urgence après ce verdict, suite notamment à une question du juge d’appel à Me Jean Ennocchi, avocat de Brigitte Macron, désirant savoir s’il avait lancé des poursuites à leur sujet, ce à quoi Me Ennocchi ne répondit rien. Dans le cadre d’une procédure en cassation, il était vital pour les Macron de pouvoir répondre « Oui oui oui, tout à fait !» à cette question, de manière à sortir de cette étrange contradiction : pourquoi ne pas poursuivre les propagateurs les plus criards de la « rumeur » ?
- Dans un interview surRadio Courtoisie du 23 octobre 2025, Me Danglehant, qui est devenu l’avocat de Natacha depuis l’appel du Deuxième Procès, exprime son avis que ce serait normalement pas possible pour Brigitte Macron de gagner une condamnation pour diffamation, puisqu’être transgenre n’est pas une action, mais un état civil.

