Regardez qui parle

L’une des preuves les plus convaincantes fait partie d’un épisode du talk-show Aujourd’hui Magazine qui a été diffusé le 27 septembre 1977 sur la chaîne nationale française Antenne 2. L’émission est archivée et un court extrait est disponible sur le site web de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). L’intégralité de l’émission, mais filmée avec un téléphone sur un écran d’ordinateur pendant sa diffusion (probablement dans un centre d’archives où il était permis de visionner le matériel mais pas de le télécharger), est disponible ici.

Il s’agit d’une interview de deux jeunes femmes transgenres, Martine et « Véronique ». Le présentateur explique que Véronique n’est pas son vrai nom et que cette femme souhaite rester anonyme pendant l’interview. Elle n’est montrée qu’en silhouette à contre-jour, dans une zone sombre du studio, ce qui rend évidemment les traits de son visage très difficiles à distinguer. Ce que nous pouvons constater sur ce visage de profil, c’est que le menton est très proche de celui de Brigitte Macron (avec une légère sous-occlusion), et que les gestes de Véronique ressemblent beaucoup à ceux de Brigitte. De même, la façon d’exprimer ses pensées, la façon intellectuelle, presque alambiquée de dire les choses, avec des termes littéraires et des références à l’histoire de l’art, est très proche de celle de Brigitte Macron.
Très troublant est, particulièrement, la récurrence de tics verbaux : « en l’occurrence » et « c’est-à-dire », chez cette « Véronique » comme chez Brigitte Macron.

Mais c’est la voix qui est importante. Brigitte Macron a une façon de parler très spécifique, avec un S épais, une intonation et une prononciation particulières. La femme de l’interview qui s’appelle Véronique parle exactement de la même manière.
IGMAudio, une société située à Bruxelles, en Belgique, a passé les voix au crible d’un logiciel de comparaison de voix appelé Audacity, et a conclu qu’il s’agissait d’une seule et même voix, bien que l’une soit beaucoup plus âgée que l’autre.
Pressibus a demandé à ChatGTP de comparer les voix, et le résultat est le même : il y a une petite différence qui peut s’expliquer par une différence d’âge de 46 ans entre les deux échantillons.
Pressibus a également reçu un courriel d’un internaute qui avait effectué une comparaison en combinant les résultats de différents logiciels de reconnaissance vocale et qui était parvenu exactement à la même conclusion. Des similitudes extrêmes, à l’exception de la hauteur de la voix, qui évolue naturellement avec le vieillissement.

Xavier Poussard a noté que Véronique donnait des réponses vagues au cours de cet interview, mais que le fait qu’elle souligne fortement les obstacles juridiques à l’adaptation officielle de l’identité laisse penser que Jean-Michel/Brigitte utilise cette interview pour pousser la législation française sur les transgenres à évoluer.

En janvier 2025, un témoin français émerge, qui dit avoir connu en 1993 une femme transgenre nommée Véronica, qui poussait les travestis à se faire opérer pour transitionner vers le genre féminin : elle fournissait et information et assistance, garantissant que les coûts médicaux seraient entièrement remboursés par l’État.
(Rappelons que la mère d’Emmanuel Macron, Françoise Noguès, travaillait alors exactement dans ce domaine du remboursement des coûts de la transition de genre).
Sous le pseudonyme de Stéphane de Charnage, ce témoin a publié un livre détaillant ces expériences d’une enfance aristocrate abandonnée pour une vie indépendante en prostitution.
Dans des interviews, il raconte comment il a croisé cette personne alors qu’il se travestissait à Lyon en 1993-94. Elle était surnommée, dans le milieu, Coupe-Zizi, un surnom déjà évoqué précédemment par Natacha Rey, qui avait recueilli des témoignages de policiers.
Véronica/Coupe-Zizi avait une façon spéciale de parler, répétant sans cesse « c’est-à-dire ». Stéphane était frappé par une façon bourgeoise de s’exprimer, n’ayant pas les codes de la langue populaire de ce milieu.
Plus de 20 ans plus tard, en écoutant la télévision, il reconnut « Coupe-Zizi » à sa seule voix et façon de s’exprimer (il ne regardait pas l’image), et fut stupéfait en s’approchant du poste de découvrir qu’il s’agissait de Brigitte Macron.