Brigitte abuse d’une nouvelle loi qui protège les enfants contre le cyber-harcèlement pour brutalement censurer toute discussion de la ‘rumeur’

QUATRIÈME PROCÈS : 27 AOÛT 2024, PARIS

BRIGITTE MACRON
contre
AURÉLIEN POIRSON-ATLAN, BERTRAND SCHOLLER,
AMANDINE ROY, &
SEPT CITOYENS FRANÇAIS PRIS AU HASARD
pour
Cyber-harcèlement

  • Ce procès deviendra, au moment des audiences en première instance, l’affaire la plus médiatisée dans la saga Brigitte/Jean-Michel, dépassant largement l’attention médiatique accordée au Troisième Procès.
  • En décembre 2024, la nouvelle se mit à circuler que Brigitte Macron avait engagé une procédure pour cyber-harcèlement contre Zoé Sagan.
    Zoé Sagan est le pseudonyme d’une Intelligence Artificielle pilotée, sur X, par Aurélien Poirson-Atlan, qui fit une quantité de révélations sur des comportements scandaleux de politiciens français, et a constitué une importante source d’information mondaine sur le Brigittegate (Xavier Poussard et Aurélien étaient devenus amis et partageaient leurs informations sur les passés nauséabonds des Macron).
    La plate-forme X suspendit le compte Zoé Sagan le 8 juillet 2024, un mois et demi avant que Brigitte Macron ne déclenche un procès.
  • C’est plus tard qu’on apprit que cette procédure visait en fait plusieurs personnes, dont Bertrand Scholler, une personne pas largement connue qui avait été consultant et banquier avant de tenir, à partir de 2013, une galerie d’art contemporain branchée.
  • Bertrand avait à peine abordé l’affaire du Brigittegate, donnant fortement l’impression que les Macron le poursuivaient pour d’autres raisons.
  • Le 10 décembre 2024, Bertrand Scholler fut placé en garde-à-vue pendant 35 heures pour avoir tweeté sur Brigitte Macron.
  • D’après ses propres déclarations, Bertrand n’a fait que tweeter une version NB modifiée par quelqu’un d’autre de la pose en maillot de bain bleu clair, sans commentaire, alors qu’il était en train de marcher vers Compostelle. Par contre, il avait fait, précédemment, une vidéo de 2 heures d’analyse du tableau officiel d’Emmanuel Macron (qui est affiché dans toutes les mairies en France), analyse qui a irrité au plus haut point le Grand chef… 
    Bertrand n’a donc même rien tweeté lui-même sur le sujet. C’est juste le fait d’avoir reposté, une seule fois, cette photo qui a été considéré par le juge comme un cyber-harcèlement passible de six mois de prison !
  • En juillet 2025, il fut révélé que Xavier Poussard était en fait considéré comme le principal instigateur d’un complot de “cyber-harcèlement” de Brigitte Macron, et, comme il habite à Milan en Italie, son cas fut disjoint et il fit l’objet d’une procédure spéciale : il s’agit du Huitième Procès.
  • Parmi les dix accusés, il y a des citoyens totalement ordinaires. Xavier Poussard explique qu’ils ont été identifiés à travers une enquête très extensive sur les relais de deux items devenus viraux sur internet : la photo de Brigitte Macron en maillot de bain bleu ciel et une chanson parodique intitulée : « La bite à Brigitte ». Les deux apparurent en même temps en août 2024, et la chanson a l’air inspirée par la photo. Ils ont été postés sur Tiktok et sont encore disponibles sur YouTube et sur X. (Il existe des douzaines de chansons parodiques sur « Jean-Brichel », disponibles en ligne.)
  • En fait, la photo en costume de bain bleu a paru originalement dans l’édition slovène du magazine Elle, qui avait acheté cette photo à une agence de presse.
    L’auteur de la chanson n’est pas connu : cela ressemble à un montage par IA, très entraînant, parodiant le répertoire d’un chanteur connu.
  • L’enquête affirma au début que l’origine des posts viraux sur X était Xavier Poussard, Amandine Roy et Zoé Sagan.
  • Il est patent que les trois personnes susmentionnées ne sont auteurs ni de l’image, ni de la chanson et qu’ils ne sont pas à la source de leur mise en ligne.
  • En plus de cela, douze comptes de réseaux sociaux furent identifiés et sélectionnés comme suspects, pour la seule raison qu’ils avaient partagé la chanson ou la photo sur leur réseau. Ces personnes sont totalement en dehors de cette affaire, et ils ont sans doute été sélectionnés au titre de l’intimidation, pour faire croire à une grande campagne de brimade.
  • A en croire Xavier Poussard, les douze personnes ont été mises sous surveillance permanente, 24h/24 et 7 j/7, pendant plusieurs mois (!), et tous leurs mouvements et actions ont été consignés dans le dossier.
    L’absurdité de cette enquête dispendieuse, payée par les contribuables français, devrait choquer tous ceux-ci : Brigitte Macron (et, s’il existe vraiment comme une autre personne, Jean-Michel Trogneux) sont des citoyens ordinaires. Il n’y a pas de statut légal particulier, en France, pour l’épouse du président, qui est donc un justiciable comme tous les autres. Le recours au budget et au personnel de l’État pour financer ses enquêtes privées est absolument injustifiable.
  • Très tôt un matin de décembre, toujours selon Xavier Poussard, toutes ces personnes ont été arrêtées à domicile, emmenées en garde-à-vue, et leur matériel saisi, de manière à essayer de prouver un lien avec Xavier Poussard, d’établir l’existence d’un réseau de partage en ligne dont Xavier serait l’instigateur. Apparemment, c’est un échec total : ces personnes partageaient simplement du contenu qui les avait intéressées, sans relation avec Poussard ni même sans se connaître mutuellement.
    Le compte YouTube GPTV (Géopolitique Profonde), qui produit beaucoup d’interviews avec Poussard ou d’autres brigittologues, a aussi été désigné comme un élément de la « conspiration ».
  • Il semble que, des douze personnes mises en garde-à-vue, sept furent mises en examen pour cyber-harcèlement, tout comme Amandine Roy, Aurélien Poirson-Atlan et Bertrand Scholler.
  • Les audiences montrèrent aussi qu’aucune de ces personnes n’est la source ni de la photo en maillot de bain, ni de la chanson.
    C’est en fait Laurence Auzière, la prétendue fille aînée de Brigitte Macron, qui avait mis en ligne cette photo sur son compte Instagram, où elle a été découverte par les internautes, qui l’ont propagée ensuite. Laurence l’a aussitôt retirée, mais cependant elle n’a pas été poursuivie pour cyber-harcèlement, malgré qu’elle soit à l’origine du fait.
  • Dans un tweet du 1er novembre 2025, Bertrand Scholler suggère que ces sept personnes n’auraient pas été choisies tout à fait au hasard parmi les centaines de milliers de tweeters sur le Brigittegate. Ils auraient, d’après lui, été sélectionnées en fonction de leur nom de famille : il est statistiquement quasi impossible qu’une liste de dix personnes françaises choisies aléatoirement se termine, rangée par ordre alphabétique des noms de famille, par une personne dont le nom commence avec Poi- (Aurélien Poirson-Atlan, le 9me accusé) et une personne dont le nom commence avec Scho- (Bertrand Scholler lui-même, le 10me et dernier accusé). Il y a trop de noms français commençant par R, T, U et V pour qu’une liste non-artificielle n’inclue pas au moins un de ces noms. (Notez bien que Amandine Roy est un pseudonyme, et que son nom officiel est Delphine Jégousse.)
    Bertrand fait la remarque que lui et Aurélien étaient les premiers à être soupçonnés et placés en garde à vue, bien avant les autres. Il pense que le procès était construit intentionnellement pour qu’ils soient amenés à s’exprimer en dernier, et que la liste alphabétique des autres accusés devait par conséquent former une montée vers cet apogée. Les vieux médias pouvaient alors les présenter comme les deux instigateurs criminels, en projetant les messages plus vulgaires et insultants des autres sur les deux figures plus publiques et connues. Leur style à eux étant beaucoup plus intello et sophistiqué, et donc moins facile à attaquer en justice, cette addition massive de “mauvais goût” rendait la tâche plus facile à l’accusation.
  • Le cyber-harcèlement est un nouveau délit, basé sur une loi promulguée en 2022 pour protéger les écoliers du harcèlement en ligne. Les plaignants comme les accusés sont supposés être des enfants ou des adolescents.
  • Il est évident que cette loi veut protéger les enfants qui voient leurs messageries personnelles sur leurs comptes sociaux bourrées de messages de haine et de méchancetés à leur égard.
    Clairement, Brigitte Macron ne tombe pas dans cette catégorie, et en plus, elle n’a même pas un seul compte sur les réseaux sociaux! Les messages en question ne lui étaient ni adressés ni destinés personnellement. Par dessus le marché, les personnes publiques font l’objet d’une critique beaucoup plus protégée par le droit de la libre expression, ça fait partie du métier, pour ainsi dire. Elle ne peut donc structurellement pas se plaindre d’être la cible d’une campagne de “cyber-harcèlement”.
  • Pour lancer une action judiciaire fondée sur cette loi, la jeune victime doit présenter un rapport d’analyse psychologique pour prouver que le harcèlement en ligne a effectué un changement psychologique négatif chez l’enfant.
    Sans surprise, Brigitte Macron a refusé de se soumettre à l’analyse psychique exigée des plaignants par la loi, prétendant qu’il était suffisant qu’elle ait déclaré au psychologue – lequel s’est déplacé à l’Elysée pour l’examiner « à domicile » – qu’elle et son mari souffraient parce que partout où ils vont, les femmes des chefs d’Etat connaissent « la rumeur » et entraînent la conversation vers des sujets embarrassants.
  • Une première audience de fixation (dans laquelle on planifie le calendrier des audiences et les autres affaires pratiques) a eu lieu le 10 juillet 2025.
  • Le fond a ensuite été traité au cours de deux audiences hyper-longues, les 27 et 28 octobre 2025. Le juge s’est montré, tout de suite et sans la moindre pudeur, partial envers Brigitte Macron, ce qui a fait de ce procès une affaire dystopique de censure idéologique.
  • Pour commencer, il n’y avait, selon le juge Thierry Donard, aucun problème avec le fait que les avocats des accusés aient reçu un document, long et important (les conclusions de la partie adverse) seulement la veille, voire le matin même de l’audience! Et ce document comprenait notamment le certificat de l’examen médical nécessaire, censé prouver l’impact du harcèlement sur l’état psychologique de la victime.
    Pour couronner le tout, ce dernier document, délivré hors délai, après la clôture de l’instruction (qui aurait donc normalement dû être écarté mais qui ne l’a pas été : un argument dans le cadre de l’appel) ne certifie ou ne prouve rien du tout.
    Selon Me Maud Marian, avocate de Amandine Roy, le papier contenait deux lignes disant que l’état de santé de Brigitte Macron avait changé. Sans aucune autre spécification, ni même si le changement était psychologique ou autre.
    Rappelons encore une fois que légalement, Brigitte Macron n’a aucun statut spécial quelconque, que la position de “première dame” n’existe pas en France, et que donc elle devrait être traitée comme toute autre citoyen lambda en justice. Ce qui n’est clairement pas le cas ici : elle reçoit un traitement discriminatoire et favorisé.
  • Les délits invoqués s’avèrent être inexistants, du genre “avoir posté quatre tweets”. A part Aurélien Poirson-Atlan et Bertrand Scholler, aucun des accusés n’est suivi par un nombre de personnes significatif : l’un entre eux n’a, par exemple, que 90 abonnés, d’autres encore moins. Aucun des tweets “criminels” n’a fait le buzz, ni n’en a eu un nombre de vues notable.
  • Deux personnes accusées ne se sont pas présentées à l’audience, dont une qui est handicapée à 80%. Cet homme a été, comme tous les autres, visité un matin tôt de décembre 2024, pour être placé en garde à vue, mais à cause de sa condition physique, c’était impossible de l’emmener au bureau de police. Les policiers demandèrent de barrer cette personne de la liste, mais l’équipe de Brigitte a exigé qu’il soit poursuivi, coûte que coûte, quel que soit son état.
  • Il était évident que ces personnes devaient servir de têtes de turc, en tant qu’exemple de ce qui arrive en Macronie aux gens qui osent se moquer d’eux.
    Néanmoins, le juge était clairement disposé à croire que Brigitte Macron souffrait énormément de ces propos sur internet, que ceux-ci étaient “orchestrés” par une bande organisée, et, beaucoup plus grave dans cette situation, qu’ils puissent bien constituer un crime!
  • Les médias étaient sommés d’assister en grand nombre, pour pouvoir montrer à la populace ce qui arrive quand on ose insulter le roi ou la reine.
    Dans les jours précédents, de nombreux articles et émissions abordèrent le sujet. Incroyablement, l’épisode du 24 novembre 2025 de L’heure philo sur France Inter, qui ne discutait même pas le procès de Brigitte, se mettait à répandre un des concepts centraux et dystopiques du livre 1984 de George Orwell, à savoir que l’histoire doit être oubliée. Les participants au débat y déploraient que l’internet se souvient de tout et enregistre tout ce qui a été dit et fait. Ils prétendirent que la société a le “droit de l’oubli” – évidemment pour son propre bien mais pour assurer que l’élite et ses laquais ne puissent plus être confrontés à leurs forfanteries antérieures, qui ont été révélées mensongères ou des contradictions flagrantes de ce que ces gens prétendent aujourd’hui.
  • Il est significatif que beaucoup de gens qui commentent les messages et articles de la vieille presse n’y croient clairement plus, et que la majorité du peuple français se pose des questions sur ce qui se passe avec Brigitte Macron, et sur le fait que les médias de masse répètent aveuglement des propos absurdes, sans en donner ou demander aucune preuve.
    Il y a cependant quelques articles qui commencent, bien sûr très timidement, à critiquer la façon dont Brigitte surréagit à la ‘rumeur’.
  • Natacha Rey, representée par son avocat Me. Danglehant, s’est ajoutée à la procédure, en tant que partie civile, et a demandé la relaxe totale de chaque accusé, et pour chacun un euro symbolique pour compenser la souffrance subie dans ce harcèlement juridique.
  • Juan Branco, le fameux jeune avocat hispano-français, connu pour ses défenses de personnes politiquement controversées, était censé être l’avocat de Aurélien Poirson-Atlan. Mais il a dû être remplacé à la dernière minute, car, moins d’une semaine avant les audiences, il avait été suspendu pour neuf mois, dans ce qui se montre clairement comme une ingérence flagrante de la politique dans la justice: un des “crimes” reprochés à Juan est d’avoir un jour remis à un juge une requête dans une enveloppe de couleur noire, délit qui n’est pourtant pas prévu par le code pénal…
  • Remarquablement, Emmanuel Macron, dont la popularité venait de chuter vers le creux affreux et historique de 11 %, annonçait le premier jour de l’audience, que la Toile était une énorme menace pour la démocratie, et qu’il y aurait une réunion le lendemain pour discuter comment les réseaux sociaux et les algorithmes devaient dorénavant être contrôlés par l’Etat.
  • Le deuxième jour de l’audience mettait en exergue la star du procès, Tiphaine Auzière, qui venait “témoigner par procuration” pour sa “mère”, et raconter au monde entier à quel point Brigitte souffre de ces “actions haineuses”, une souffrance qu’elle ne daigne pourtant pas prouver en passant l’examen psychologique obligatoire.
    Tiphaine est elle-même avocate, et donc très bien équipée pour détourner les questions difficiles et éviter de se faire coincer dans un contre-interrogatoire. Pour témoigner de la santé mentale de sa soi-disante mère, elle n’utilisait pas des descriptions personnelles, mais citait la phrase exacte de la loi contre le cyber-harcèlement pour décrire le supposé “état altéré” de Brigitte.
    Apparemment, cette simple déclaration de la présumée fille de la plaignante est maintenant acceptée comme une preuve légale de traumatisme psychologique.
  • Il va de soi que la presse d’Etat était très présente et attentive au tribunal tant que les avocats de la plaignante et Tiphaine Auzière avaient la parole, mais ne daigna pas rester pour écouter les plaidoyers et déclarations finales des accusés.
  • Les serviteurs loyaux du pouvoir se sont donc mis au travail avec ferveur, rapportant avec tous les détails la performance de Tiphaine, qui mettait la vérité et la réalité sur sa tête: Brigitte Macron semble maintenant prétendre qu’elle n’est qu’une pauvre personne non-élue qui souffre injustement de toute cette attention médiatique!
    Tandis qu’en réalité, n’oublions pas, c’est Brigitte elle-même qui a forcé le public français à ingurgiter ses photos et ses histoires. Elle estimait alors que c’était nécessaire pour que son homme soit élu président, disant qu’il devait déjà se présenter en 2017 (quand il était encore complètement inconnu du grand public), à cause de sa “gueule” et son âge, car elle se voyait invendable en 2022, et n’a d’ailleurs rempilé qu’avec réticence à cette occasion !
  • La presse sympathisait aussi avec la déclaration idiote de Tiphaine qu’au bout du compte, ce sont les enfants et les petits-enfants de Brigitte qui souffrent le plus de tout ce cirque! Quand c’est exactement le fait que Brigitte refuse obstinément de donner toute preuve de sa vie de jeune maman qui fait que les soupçons et l’intérêt à cette affaire ne cessent de croître. Brigitte aurait pu l’étouffer dans l’œuf tout de suite, il y a des années déjà, en montrant simplement des preuves du passé qu’elle prétend avoir été le sien, au lieu de faire des discours contradictoires et d’insulter et de persécuter chaque personne qui ose douter de ses mots.
    L’absurdité constituée par le fait qu’aucun de ses proches soi-disants “souffrants” n’a le droit de parler à la presse ou de fournir lui-même des preuves de qui était Brigitte avant d’avoir rencontré Emmanuel Macron, est évidemment totalement ignorée par ces mêmes “journalistes”.
  • L’espace prévu pour l’audience était si petit qu’il a fallu changer d’endroit vers une salle plus grande dès que possible. Les perroquets de la presse fidèle avaient été convoqués et n’ont guère laissé de place pour le public, qui était présent en grand nombre pour soutenir les dix accusés.
    Tant que le procès avait lieu dans la petite salle, les évènements étaient montrés en direct sur des écrans dans le hall, où se trouvaient les gens qui n’avaient pas pu entrer, ce qui n’a apparemment pas plu au juge.
  • Avec dix accusés, chacun ayant son avocat personnel, il fallait beaucoup de temps pour expliquer et défendre chaque cas, et l’audience a pris beaucoup plus de temps que prévu (bien qu’évidemment, on aurait dû s’y attendre). Ce fait immédiatement désavantageait les accusés, car ils devaient attendre la fin des discours des plaignants. On ne mettait aucune limite aux deux avocats de Brigitte Macron pour leurs plaidoyers, fait dont ils abusaient joyeusement et ils passèrent pas moins que deux heures à argumenter, ce qui a sérieusement réduit le temps disponible aux avocats de la défense.
  • Le 5 janvier 2026, en présence de beaucoup de serfs loyaux des vieux médias, le verdict, sans surprise mais tout de même choquant, était lu : tous les accusés étaient reconnus coupables d’avoir harcelé Brigitte Macron.
  • Remarquablement, contre toute pratique juridique, toute rationalité et tout sens commun, la Cour a accepté le témoignage de Tiphaine Auzière – sans aucune corroboration ou confirmation additionnelle, purement en soi – comme une preuve valide de la souffrance de Brigitte Macron.
    Il en va de même pour le certificat médical minuscule qui ne certifiait pas du tout l’état psychologique altéré nécessaire.
  • Il semble qu’il soit envisagé de ne pas publier le verdict (encore les Macron refusants de respecter les règles du jeu en demandant la Cour de cacher leurs magouilles?), mais d’après les gens présents, tous les condamnés ont reçu les mêmes peines, avec seulement trois variations mineures:
    • 6 mois de prison avec sursis (ce qui veut dire que la peine ne sera pas mise en œuvre tant que la personne ne récidive pas dans les 5 ans)
      • mais Aurélien Poirson-Atlan aurait reçu 8 mois
      • et une personne travaillant en tant qu’Accompagnant d’Elève en Situation de Handicap a reçu 4 mois
      • et la personne qui n’est pas venue personnellement aux audiences des 27 et 28 octobre 2025 (autre que l’homme handicapé qui ne pouvait physiquement pas se déplacer) a reçu une peine de prison ferme au lieu du sursis, et donc devra effectivement aller en taule, ce qui est assez scandaleux et un énorme doigt d’honneur à tous les citoyens, vu que Brigitte Macron ne daigne jamais se montrer au tribunal pour ses propres procès
    • 6 mois d’interdiction de publier sur le compte du réseau social concerné
    • 2 ans d’inéligibilité pour les fonctions publiques (ils ne peuvent pas participer aux élections en tant que candidats)
    • obligation de suivre, à leurs propres frais, un stage de sensibilisation au « respect des personnes dans l’espace numérique » et notamment au cyberharcèlement, d’une durée de 1 ou 2 jours
    • une amende de 600 euros
    • 10,000 euros en dédommagements envers Brigitte Macron, à payer “solidairement” (c’est-à-dire que c’est le groupe entier qui doit payer cette somme, mais chaque personne est individuellement responsable pour que la somme totale soit versée, de n’importe quelle manière)
  • Le seul accusé (un enseignant) qui s’était excusé et avait exprimé ses regrets a reçu un bon point du juge, et a obtenu, comme il avait demandé, la non-inscription au casier judiciaire de cette condamnation.
  • Le jugement devait être transmis aux accusés en écrit le lendemain (6 janvier 2026), mais jusqu’à présent rien n’a été reçu.
    Dans une interview sur GPTV du 29 janvier 2026, Me Maud Marian explique que le jugement de 108 pages était à disposition des avocats à la greffe du tribunal de Paris, mais qu’ils pouvaient uniquement le lire, sans prendre de photos ni en faire de copie.
    Elle comprend aussi que la version imprimée ne leur parviendra qu’après l’expiration du délai de l’appel.
  • La plupart des 10 condamnés auraient décidé de faire appel.
  • Un point très remarquable de ce procès est que le juge, en lisant la décision, a dit que les deux interdictions (réseau social et élections) seraient à exécuter immédiatement.
    Non seulement il n’est pas clair du tout comment ces interdictions seront mis en œuvre, mais une exécution immédiate est contradictoire avec le droit à l’appel : si la Cour d’appel annulait ce jugement de première instance et relaxait les accusés, ils auraient quand même déjà été punis pour des crimes qui au bout du compte, n’en étaient pas. Comment rembourse-t-on le préjudice matériel et moral, dans un tel cas ? N’est-ce pas une pression illégitime exercée sur le juge d’appel ?
    Tant que la version écrite du verdict n’a pas été reçue, il y aura de la confusion sur ce point.
  • Le 14 janvier 2026, Pressibus signale la trouvaille d’un article de Paris Match datant d’il y a presque 10 mois (du 27 mars 2025), qui détaille la relation entre le juge de ce procès, Thierry Donard, et Eric Dupond-Moretti , l’ancien Ministre de la Justice: Donard travaillait à cette époque pour le ministre, et est aujourd’hui son conseiller judiciaire. Dupond-Moretti est évidemment un grand ami des Macron.
    C’est un conflit d’intérêt clair, qui justifie le doute que Donard soit un juge partial, car il fait partie du cercle autour de Brigitte Macron, la plaignante dans ce procès.