L’intrigue se corse

Une des grandes questions du Brigittegate, c’est le mystérieux passé du “frère” de Brigitte Macron, qui n’était pas supposé être connu du public et a été soigneusement nettoyé de toutes les biographies officielles. Jusqu’à ce qu’il apparaisse comme un membre de la famille Trogneux dans l’ouvrage de Sylvie Bommel en 2019. De l’extrême difficulté qu’a rencontrée Xavier Poussard a obtenir ne serait-ce que ses photos scolaires, il est clair que certaines personnes et institutions veulent se boucher les yeux devant la jeunesse passée de Jean-Michel comme de Brigitte Trogneux.
Mais, petit à petit, les informations sur les lignes principales de ce drame émergent de divers fonds documentaires.

Dans son livre Devenir Brigitte, Xavier Poussard a déjà révélé son incapacité à définir clairement le parcours scolaire de Jean-Michel, celui-ci disparaissant déjà des documents à la fin de sa scolarité primaire. Le service militaire étant obligatoire dans les années 1960, il se mit en quête de documents militaires qui pourraient lui en apprendre davantage sur la jeunesse de Jean-Michel. C’est ainsi qu’il tomba sur l’intrigant chapitre algérien, et sur l’information que Jean-Michel était supposé suivre une école préparatoire à une école d’ingénieurs. Mais les papiers militaires eux-mêmes ne lui furent pas communiqués, sous le prétexte qu’ils contenaient des informations médicales confidentielles.

Auparavant, dans son enquête, Xavier était tombé sur un article du journal allemand Die Rheinpfalz, datant de 2019, où un habitant local révélait que Jean-Michel Trogneux, présenté comme le frère de Brigitte Macron, avait séjourné, en tant qu’officier de l’armée française, à Spire (appelé Speyer en allemand), une petite ville historique de l’Allemagne de l’Ouest, peu éloignée de la frontière avec la région française voisine : l’Alsace. Il concourait dans l’équipe locale de hockey sur terre, et cet ancien coéquipier se évoquait notamment pour le journal une visite qu’il avait faite chez cet officier ami, chez lui à Amiens. A part une confirmation du hockey-club allemand que Jean-Michel Trogneux avait bien joué dans leur équipe en 67-68, Xavier n’avait pas été capable d’en savoir plus sur ce séjour à Spire.

Juste avant Noël 2025, c’est Amandine Roy, tout juste accréditée comme journaliste, qui révéla dans une vidéo qu’elle avait obtenu plusieurs documents émanant de l’établissement gérant les pensions des anciens militaires. On y apprenait que :

  • Jean-Michel Trogneux a fait ses 16 mois de service obligatoire en France métropolitaine du 21 juin 1965 au 20 octobre 1966 ;
  • il a été immédiatement élevé au grade de caporal-chef le lendemain, 21 octobre 1966 ;
  • et il a été élevé au grade de sergent deux mois plus tard, le premier janvier 1967 ;
  • il entre alors dans l’armée pour plusieurs années, jusqu’au 20 juin 1970, avec le rang de sergent ;
  • pendant ces quatre années de service, il était basé en Allemagne
  • il prit un congé sans solde pendant son dernier mois d’armée, du 21 mars au 20 avril 1970.

Xavier avait prétendu précédemment que Jean-Michel vivait en France en 1968, parce qu’il apparaît dans un registre du bureau de vote d’Amiens à cette date. Mais il semble plutôt qu’il avait alors obtenu une permission pour aller voter en France, tout en restant en poste à Spire.

Il est frappant que Jean-Michel ait été promu au-delà du cursus normal : directement caporal-chef, sans passer par le grade de caporal, puis, si peu après, sergent. Comment justifier de telles promotions de ce garçon dont on nous cache le passé ? Pressibus affirme que Jean-Michel travaillait, déjà à cette époque, pour les services secrets français, ce qui pourrait expliquer un avancement prioritaire du soldat Trogneux.

Reste la revendication de Brigitte Macron qu’elle était aux USA en 1969 pendant le supposé alunissage de la mission Apollo. Candace Owens a utilisé cette allusion pour étudier un possible lien entre Jean-Michel Trogneux la Stanford Prison Experiment (Expérience de Stanford) de 1971. Dans cette expérience, un cobaye, qui jouait le rôle d’un prisonnier, était surnommé “Sergent”, ressemble à l’image de Jean-Michel à 18 ans. Amandine pense qu’un lien est possible entre son service dans l’armée et le séjour aux USA.